Animer un atelier de cartographie d’acteurs : quelques repères méthodologiques
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Étiqueté : #cartographie_acteurs #atelier
- Ce sujet contient 12 réponses, 5 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Issiaka Hebie, le il y a 8 années.
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20 mars 2018 à 14h02 #2486
Claire Guyon
ParticipantAfdi Normandie a testé le guide Quelques repères méthodologiques pour animer un atelier de cartographie des acteurs intervenant sur une même filière au cours d’une mission d’étude faisabilité d’un partenariat avec l’Union des mini-laiteries au Burkina Faso.
Cela nous donne une vision large et riche de la diversité des intervenants (économique, politiques, sociaux) dans la filière laitières et de leurs interactions complexes. Ce sera une base précieuse pour la conduite du partenariat et pour éviter les doublons.
Ce forum est ouvert du 22 au 27 mars inclus.
A l’écoute de vos questions et remarques !
22 mars 2018 à 13h36 #2491Issiaka Hebie
ParticipantPour avoir participer avec Claire à l’animation des groupes d’acteurs dans la filière lait dans deux régions du Burkina en utilisant l’outil, je resta aussi disponible pour apporter ma contribution.
23 mars 2018 à 16h09 #2492Anonyme
InactifBonjour à tous,
Nous pourrions adapter cette méthode pour le thème de l’installation et de l’accompagnement des jeunes et ainsi cartographier l’ensemble des acteurs et des services liés à cette thématique qui sont dans l’environnement de nos OP Maliennes.
Pour adapter cette méthode, comment s’y prendre?23 mars 2018 à 17h18 #2497Yolaine
ModérateurQuel est l’intérêt d’utiliser cette méthode, plutôt qu’une étude bibliographique poussée qui permettrait déjà de comprendre le rôle de chaque acteur ? Pourriez-vous aussi nous dire si cela a été difficile à animer ?
23 mars 2018 à 17h24 #2498Anonyme
InactifJe pense que l’intérêt c’est la participation des jeunes et des OP: Ils co construisent leur stratégie et se positionnent ainsi les uns par rapport aux autres en fonction de leurs services et objectifs
23 mars 2018 à 18h02 #2499Claire Guyon
ParticipantBonjour,
Pour tenter de répondre à la question de Camille . Je pense que cette méthode peut s’appliquer à des thématiques différentes comme tu le proposes (nous envisageons de l’utiliser aussi dans le cadre de notre réflexion stratégique).Pour votre thématique, il me semble important de bien préciser le sujet et les personnes à inviter.
Sur la base de notre expérience (qui ne représente pas tous les cas de figure), les facteurs de réussite me semblent être :
1/ identifier les acteurs : soit par une bibliographie préalable, interrogation des OP, des autorités locales -> pour réunir un maximum d’entre eux. Au cours de notre mission, les ateliers faisant suite aux visites de terrain, nous avons été opportunistes en invitant des acteurs rencontrés qui n’avaient pas été identifiés au préalable si besoin.
2/ En complément de ce qui est noté dans le guide, un animateur local (cellule, OP) est indispensable me semble un élément clé de la réussite même si une mission Afdi peut jouer un rôle dans les échanges (pour pousser à expliciter des choses qui seraient implicites). Une co-animation est un plus pour gérer cet exercice.
A bientôt.
Claire23 mars 2018 à 18h06 #2500Claire Guyon
ParticipantRe-Bonjour,
Quant à la question de Yolaine, nous avions fait une étude bibliographique en amont de la mission. Il est indéniable cependant que cet exercice est un plus y compris par rapport aux seules visites de terrain durant lesquelles les acteurs se succèdent. De mon point de vue :
– au niveau du résultat, la bibliographie donne rarement une vision fine des réalités, en particulier locales comme celles que nous avons pu étudier.
– le processus est au moins aussi intéressant que le résultat : les acteurs se rencontrent et partagent leur vision. L’atelier constitue ainsi un socle pour de futurs espaces de concertation. Je pense que l’OP et les acteurs peut ainsi s’approprier la vision d’ensemble (plus qu’une biblio) ce qui rend cet outil très précieux. Dans le cadre d’une mission c’est aussi un bon support de restitution.Avis à mes collègues pour compléter ces réactions !
A bientôt.
Claire
27 mars 2018 à 10h28 #2501Valerie Morier Genoud
ParticipantMerci Claire…je partage à 100% tes remarques car il y a une grande différence entre une démarche de concertation territoriale et une approche biblio…la 1ère favorise les liens, les intéractions et la co-construction en partant des enjeux, de leur appropriation et de leur traduction en stratégie puis en axes de travail alors qu’une biblio reste statique
28 mars 2018 à 15h37 #2521Anonyme
InactifBonjour,
Je partage aussi les remarques de Claire. D’ailleurs, lors du « brainstorming » du groupe Mali à ce sujet, la grande conclusion a consisté à dire que ce diagnostic nécessite l’emploi de différentes méthodes d’enquêtes, réalisées par différents interlocuteurs (OP elle-même, cellule, intervenant extérieur ) :
– Enquête « ouverte » auprès d’un échantillon de jeunes installés, ou pas, dans le cercle de nos OP partenaires.
– Enquête « groupe focus » qui peut se traduire par un atelier de cartographie des acteurs et ainsi permettre de faire du lien entre OP et jeunes et d’avancer leur positionnement l’un par rapport à l’autre.
– Enquête « classique » avec grille d’enquête auprès de jeunes chef d’exploitations et de Chefs d’exploitation membres ou pas de nos OP partenaires.
– La bibliographie étant un travail préalable de base à réaliser.Ces différentes approches permettraient de croiser les infos d’une part et d’avoir des données exhaustives (situation économique, technique, organisation de la famille, ambitions, contraintes,…) sur la situation des jeunes (membres d’OP ou pas).
L’approche participative permettrait aux OP d’avancer sur leur stratégie d’accompagnement des jeunes, et aux Afdi régionales de mieux connaitre leurs OP partenaires.Il faut réfléchir à la façon d’articuler ces 3 approches de sorte à tirer de chacune d’elles les bonnes informations, avec le bon interlocuteur.
Pour cela, nous pouvons nous baser sur la liste de contrôle « analyse du contexte » réalisée sur la question du genre et proposée lors du dernier groupe Mali. Vous la trouverez joint dans le forum « giagnostic jeunes » « appel aux differents outils ».
28 mars 2018 à 15h47 #2523Anonyme
InactifLes docs se trouvent dans « pôle Qualité » puis « JEUNES ».
28 mars 2018 à 17h45 #2524Yolaine
ModérateurClaire,
Est-ce que tes administrateurs ont apprécié participer à l’organisation de l’atelier de carto au Burkina ? tu as eu des retours ? Peut-être comparativement à d’autres missions où ils n’ont pas organisé ce type de discussions ? Merci.
28 mars 2018 à 17h54 #2525Claire Guyon
ParticipantYolaine,
L’outil leur a bien plus. L’un d’entre eux, participant à la mission et aux ateliers, m’a indiqué que cet outil lui aurait été bien utile les de précédente missions.
Les points forts de son point de vue :
– dépasser les impressions, et surtout organiser les nombreuses informations qu’on recueille au cours d’une mission.
– identifier et situer les acteurs, souligner les enjeux et avoir une restitution visuelle.
Après pour y arriver, il indique que l’apport des animateurs et notamment la connaissance de l’outil ont été essentielle.
A +23 avril 2018 à 11h48 #2547Issiaka Hebie
ParticipantBonjour chers collègues, je viens par la présente réagir à quelques questions posées par la responsable qualité sur l’utilisation de l’outil de la cartographie des acteurs à l’occasion de l’atelier des acteurs de la filière lait dans la région du centre Nord.
De mon expérience je pense que l’outil est très bien. Il permet de faire une bonne cartographie des acteurs. Son utilisation nécessite une bonne représentativité des acteurs qui connaissent bien la filière et son fonctionnement ou bien celui du maillon qui les concernent. Les représentations graphiques peuvent être simplifiées pour éviter de la surcharge et même permettre aux acteurs et selon le niveau des participants (moins lettrés ou niveau d’instruction faible) d’être actifs au cours de l’atelier. L’identification des acteurs doit être participative et surtout tenir compte des réalités locales. Il faudra éviter de tomber dans des considérations théoriques d’une filière ordinaire et vraiment mettre l’accès sur la situation dans la zone ou le rayon d’action de l’action à conduire. Les participants connaissant mieux les réalités locales doivent être les fournisseurs principaux des informations pour l’élaboration de cette cartographie. L’animateur de la séance doit aussi avoir une bonne maîtrise de l’approche méthodologique et savoir l’expliquer aux participants.
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